En chemin vers une consomm’action verte

A la confluence du jardin partagé et de l’Amap, le jardin collectif est une alternative pour ceux qui souhaitent gagner en autonomie et compétence, mais qui ne disposent pas d’un terrain cultivable.

 

Entretien avec Toufik, adhérent depuis 1 an au jardin collectif Les Pot’iront.

 

EEH : En quoi consiste le jardin collectif des Pot’iront ?

Toufik. C’est une association qui a été créée par un couple il y a presque 10 ans. Le but est de fournir aux adhérents, par les adhérents, des légumes variés de saison et bio. Il y a deux tailles de paniers et chaque adhérent doit participer 8 ou 4 journées par an, en fonction de la taille choisie, rincipalement le dimanche. Un maraîcher est également employé à temps partiel par l’association.

EEH.Qui sont les membres de l’association ?

Toufik .Les profils sont très variés et c’est une vrai richesse : toutes les catégories de foyers, d’âges et socio-professionnelles sont représentés. Ce qui les réunit est la volonté de consommer différemment, local, et de retrouver un esprit coopératif. Les adhérents sont répartis en 10 groupes, d’environs 10 membres chacun, regroupés géographiquement, ce qui favorise également la création de liens au sein d’un même quartier.

EEH. Où est situé le champ et peux-tu nous le décrire ?

Toufik. Le champ est près du parc Miribel-Jonage dans la commune de Décines et mesure 3 hectares. Les cultures sont alternées d’une année à l’autre pour permettre au sol de se reposer et de se régénérer. Il y a 5 serres, dans lesquelles sont plantées les variétés qui craignent le froid, un verger qui a été planté il y a 3 ans, une partie aromates et une autre permaculture.

EEH. A quelle période ont lieu ces journées de récolte/travaux.

Toufik. Chaque adhérent s’inscrit sur un planning annuel où il indique ses souhaits de journée. Chacun peut ainsi s’organiser en fonction de ses obligations familiales ou professionnelles. Ce système est donc d’une grande souplesse.

EEH. Comment se déroulent une journée type de travaux au jardin ?

Toufik. Nous arrivons à 8h30 en été et 9h en hiver. Un programme est fixé à l’avance par le maraîcher et communiqué aux référents de l’association. Les groupes sont constitués en fonction de ce programme : désherbage, plantation, récolte (plutôt l’après-midi), etc… Les plus anciens peuvent montrer les bons gestes à ceux qui n’ont pas acquis toutes les techniques. Les paniers sont constitués et remis à un ou plusieurs membres d’un groupe géographique. Les autres adhérents se déplacent ensuite chez ce membre pour récupérer leur paniers.

EEH. Qu’est ce qui t’a poussé à t’inscrire dans cette association plutôt que dans une amap ?

Toufik. Nous avions été membres d’une amap durant 10 ans en région parisienne. Nous avions donc commencé à chercher une structure identique en arrivant sur Lyon. Par hasard, je suis tombé sur le site de cette association et j’ai tout de suite été emballé par l’idée de jardiner moi-même les légumes. J’ai pu visité le jardin lors d’une journée porte ouverte, ce qui a confirmé mon envie de m’inscrire. Mon souhait est que ce système soit généralisé en périphérie de toutes les grandes villes. Le fait de savoir que j’ai participé à semer ces légumes me semble le circuit le plus court possible et cela procure une grande satisfaction. Quand je suis au jardin, je suis un peu dans un autre monde !

#consommaction #alternatives #zéro-déchets #jardinage

© Photo : Toufik Haddad

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